Valorisation patrimoniale

Le passé a de l’avenir aux Ateliers. L’architecture et l’histoire qui débordent sous le couvercle des nefs de pierre n’en finissent pas de fasciner. C’est une plongée dans l’épopée industrielle et  du patrimoine maritime. C’est aussi un retour aux sources d’une histoire et d’une mémoire plus intimes pour beaucoup de Brestois dont l’identité familiale s’est forgée au sein de l’arsenal. 

Le pôle et le parcours d’interprétation sont le premier volet du Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine inscrit dans la démarche de candidature de la ville au label Ville d’Art et d’Histoire. 

En lien avec les nouveaux savoir-faire industriels, pour donner les clés aux visiteurs sur l’histoire industrielle et sociale de l’arsenal, le pôle d’interprétation des ateliers des Capucins s’organisera autour de la place des machines (espace d’animations, d’évènements, d’expositions de   6020m²) :

Le parcours d’interprétation (boucle d’interprétation du cœur d’agglomération) permettra de parcourir la ville pour trouver les clés de compréhension des mutations urbaines et des mémoires collectives.

A la fois urbain et nature, le parcours d’interprétation trouvera son point d’ancrage sur la place des machines et  suivra la Penfeld avec un chemin de traverse à Recouvrance. A l’instar d’un Rivermovie faisant dialoguer le haut (stations d’interprétation en balcon, belvédères maritimes, observatoires) et le bas (rives de la Penfeld), le parcours d’interprétation sera voué à se développer sur l’ensemble du territoire. 

 

Seront initiés en 2016 le  pôle d’interprétation dans les ateliers des Capucins avec des premiers modules d’interprétation, une scénographie rappelant l’ambiance industrielle et un espace de médiation ainsi que le  parcours d’interprétation sur le cœur d’agglomération le long des rives de la Penfeld et dans Recouvrance. 

 

Les machines




Tour Somua

1940

D’une longueur de 22 m, le Tour Somua fut acheté par les Allemands à l’entreprise Somua en 1940. Il permettait l’usinage des lignes d’arbre porte hélices. Celles de la Jeanne d’Arc y auraient été façonnées.

Crédit DCNS

 

Aléseuse Asquith à montant mobile

1er décembre 1950

L’aléseuse Asquith permet un déplacement longitudinal et vertical de la broche. La pièce à usiner était fixée et la machine se déplaçait. Cette machine permettait l'usinage de pièces importantes, en particulier des safrans. Les safrans des bâtiments « Meuse », « Durance » et plus généralement des bâtiments ravitailleurs, ont été usinés sur cette aléseuse Asquith.

Crédit DCNS

Grand marbre

Le marbre fait partie intégrante de l’ensemble du complexe industriel des Capucins. Toutes les pièces à usiner, aléser, raboter, ajuster étaient préalablement tracées sur le marbre. C’est sur le marbre que les représentants syndicaux prenaient la parole, si bien que cet élément est un véritable symbole de la condition ouvrière.

Four Jaubé

1935

Seule machine-outil évoquant l'activité de chaudronnerie du site, le four Jaubé servait notamment à nettoyer les tuyaux.

Crédit Mathieu Le Gall

Aléseuse Richards

1er décembre 1948

L’aléseuse Richards était utilisée pour la reprise des paliers des lignes d'arbres. Par rapport aux dimensions des pièces alésées sur l’aléseuse Asquith, les pièces usinées par cette machine étaient de plus petite taille. La machine était fixe et la pièce à usiner se déplaçait.

Crédit DCNS

Raboteuse Berthiez

1er décembre 1949

Cette machine était utilisée pour usiner les rainures de clavetage (système d’assemblage), notamment pour les arbres de sous-marins.

Crédit DCNS

 

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